Avalanche meurtrière au col du Lautaret : bilan, secours et conditions

Avalanche meurtrière au col du Lautaret : bilan, secours et conditions

Une avalanche a fait trois blessés légers au col du Lautaret le 2 janvier.

  • 2 janvier vers 15h : déclenchement sur le pic du Combeynot.
  • 300 mètres de dénivelé parcourus par la coulée.
  • Sept skieurs impliqués, aucun enseveli.
  • CRS des Hautes-Alpes mobilisées pour le plan de secours.
  • Blessés transportés vers Briançon et Gap.
  • Seconde avalanche à Cervières sans blessé.

Faits détaillés de l’avalanche au col du Lautaret

  • 2 janvier vers 15h : déclenchement d’une coulée sur le secteur du col du Lautaret
  • Pic du Combeynot, ~3000 mètres : zone de départ située en haute altitude dans les Écrins
  • Sept skieurs impliqués dont trois blessés légers pris en charge sur place
  • Coulée de 300 mètres de dénivelé : une distance conséquente parcourue par la plaque
  • Aucun skieur enseveli : le groupe a pu être localisé rapidement par les secours
  • CRS des Hautes-Alpes mobilisées : déclenchement immédiat du plan de secours en montagne
  • Blessés transportés vers Briançon et Gap pour des examens de contrôle et soins
  • Seconde avalanche à Cervières (à 30 kilomètres) : aucun blessé à déplorer

Le 2 janvier vers 15h, une avalanche d’ampleur s’est déclenchée sur les pentes du pic du Combeynot, à environ 3000 mètres d’altitude. Sept skieurs se trouvaient engagés dans le secteur au moment de la rupture de la plaque. La coulée a parcouru près de 300 mètres de dénivelé, emportant une partie du groupe sur son passage.

Bilan immédiat : trois blessés légers, aucun enseveli. Les secours, rapidement alertés, ont mobilisé les CRS des Hautes-Alpes pour sécuriser la zone et évacuer les victimes. Les blessés ont été transportés vers les hôpitaux de Briançon et de Gap pour des examens de contrôle. Aucun pronostic vital n’était engagé.

Le même après-midi, une seconde avalanche s’est produite à Cervières, à une trentaine de kilomètres de là. Cette coulée n’a fait aucun blessé. Ces deux événements rapprochés témoignent d’un manteau neigeux instable sur l’ensemble du massif des Écrins, une configuration que les skieurs doivent intégrer avant toute sortie, à l’image de l’accenteur alpin qui adapte son comportement aux rigueurs de la haute montagne.

, comme pour explorer un sentier naturel du ravin en conditions hivernales

Caractéristiques de l’avalanche au pic du Combeynot

L’avalanche survenue au pic du Combeynot, vers 3000 mètres d’altitude, a été qualifiée « d’ampleur » par les secours. La coulée a parcouru environ 300 mètres de dénivelé, une distance conséquente qui témoigne de la puissance du phénomène dans ce secteur des Écrins. Aucun skieur n’a été enseveli, mais l’impact a été suffisant pour blesser trois participants.

Ce type d’événement n’est pas isolé dans le massif. Les données enregistrées sur data-avalanche font également état d’une coulée similaire sur le secteur de la Roche de la Gardette, dans le Pelvoux, et d’une seconde avalanche à Cervières (à 30 kilomètres de là), sans blessé. Ces incidents traduisent une fragilité marquée du manteau neigeux.

Conditions nivologiques et météo lors de l’accident

La saison hivernale était marquée par un manteau neigeux particulièrement abondant dans le massif des Écrins. Ces cumuls importants, combinés à un vent fort et à des variations de température rapides, ont créé un contexte instable. Les skieurs présents ce jour-là ont évolué dans des conditions où la moindre pente raide pouvait rompre.

Ce constat était partagé par les locaux, qui décrivaient un manteau neigeux saturé : « ça coule de partout ». La combinaison de la neige fraîche, du vent et du redoux a fragilisé les couches profondes, rendant le départ de plaque quasi inévitable sur les pentes les plus exposées. L’humidité et la douceur ont aggravé le phénomène en altitude, notamment vers les 3000 mètres du pic du Combeynot.

Niveau de risque avalanche et bulletin d’alerte

Le jour de l’accident, le bulletin risque avalanche émis pour le massif des Écrins plaçait le secteur en zone de vigilance marquée. Les conditions instables et la neige abondante ont conduit les autorités à maintenir un indice de danger élevé sur l’ensemble du département des Hautes-Alpes.

Les deux événements enregistrés sur data-avalanche, au pic de Combeynot et à la Roche de la Gardette, confirment un contexte nivologique particulièrement fragile. Cette situation a justifié des mesures préventives strictes, notamment des fermetures de routes et des opérations de sécurisation sur les principaux axes.

, tout en offrant une vue sur le glacier depuis les crêtes

Fermeture et réouverture de la route du col du Lautaret

Fermetures et tirs préventifs sur la RD 1091

  • RD 1091 coupée entre le barrage du Chambon et La Grave
  • Col du Lautaret fermé en raison du risque d’avalanches
  • Tirs préventifs réalisés jeudi 29 janvier
  • Axe fermé à 9h pour sécuriser la zone
  • Durée de coupure initialement indéterminée

Face à un risque d’avalanche élevé sur le secteur, les autorités ont pris la décision de fermer la RD 1091, axe stratégique reliant la vallée de la Guisane à celle de la Romanche. Cette mesure drastique, appliquée dès 9h, visait à protéger les usagers de la route avant de procéder à des tirs préventifs de déclenchement artificiel des coulées.

Les équipes techniques ont identifié plusieurs zones sensibles au-dessus de la chaussée, particulièrement instables après les importantes chutes de neige et les variations de température. Les opérations de sécurisation, menées jeudi 29 janvier, ont permis de purger les pentes les plus exposées et de réduire significativement la menace pesant sur la circulation.

Réouverture progressive de l’axe routier

Une fois les tirs effectués et l’inspection visuelle des couloirs d’avalanche réalisée, la réouverture s’est organisée de manière progressive. Côté Le Monêtier-les-Bains, le col a rouvert dès 16h, tandis que les véhicules venant de La Grave ont pu emprunter l’axe à partir de 17h. Ce décalage horaire s’explique par la nécessité de sécuriser chaque versant indépendamment, en fonction des zones déneigées et des contrôles effectués sur les falaises surplombantes.

Cette fermeture temporaire, bien que contraignante, illustre la vigilance constante des services de l’État face aux aléas montagnards. En période de fort enneigement, les usagers doivent systématiquement consulter les conditions de circulation avant de s’engager sur le col, car les restrictions peuvent être réactivées à tout moment selon l’évolution du risque avalanche.

Ce type de gestion préventive s’observe également dans d’autres massifs français, où les autorités mettent en place des dispositifs similaires pour anticiper les avalanches pyrénéennes.


Avalanche col du Lautaret : bilan, secours et conditions

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  • J'adore voyagé et tout particulièrement montagne, été comme hiver.