Les aiguilles d’Arves : accès, ascensions et tour du massif
Les aiguilles d’Arves se rejoignent depuis la Maurienne ou l’Oisans, avec des voies pour tous niveaux.
- Départs depuis Saint-Jean-d’Arves et Valloire.
- Voie Centrale ouverte en 1839 par les frères Magnin.
- Méridionale de Coolidge mène au point culminant.
- Traversée intégrale des trois sommets réalisée en 1902.
- Compter de 2h à 4h de marche d’approche.
- Refuge au col des aiguilles, réservation conseillée en été.
Accès et itinéraires d’ascension des aiguilles d’Arves
Le massif des aiguilles d’Arves se rejoint facilement depuis la vallée de la Maurienne ou depuis l’Oisans. Les principaux départs d’ascension se font au départ de Saint-Jean-d’Arves côté ouest, ou de Valloire côté est. Comptez environ 1h30 de route depuis Grenoble, située à près de 50 km à l’ouest du massif.
Les itinéraires varient d’une simple randonnée d’approche à des courses d’alpinisme technique. Voici les principales voies qui ont marqué l’histoire du massif :
- Voie Centrale (frères Magnin, 1839) : première ascension historique par l’aiguille Centrale.
- Méridionale (Coolidge, 1890) : voie ouverte sur le point culminant à 3 514 m.
- Traversée du col des aiguilles (1864) : passage entre les versants Arvan et Valloirette.
- Bec Sud et Bec Nord (Coolidge) : ascensions successives de la Tête de chat, à 3 358 m et 3 364 m.
- Traversée intégrale des trois sommets (1902) : enchaînement réalisé en trois jours.
Difficulté et niveau requis
Les voies normales restent accessibles à des alpinistes intermédiaires bien encadrés. La Méridionale exige toutefois une bonne maîtrise des courses rocheuses et de l’orientation. Prévoyez toujours une carte IGN à jour et vérifiez la météo la veille du départ.
L’accès au pied des voies se fait par des sentiers balisés depuis les refuges du massif. Comptez de 2h à 4h de marche d’approche selon l’itinéraire choisi.
Matériel et sécurité
Un équipement complet de course rocheuse est nécessaire : casque, baudrier, corde, crampons selon la saison. La croix sommitale installée sur l’aiguille Centrale marque le point d’arrivée de nombreuses voies.
En cas de doute sur l’itinéraire, il est vivement conseillé de faire appel à un guide de haute montagne. Les conditions changent rapidement et le massif peut présenter des passages exposés même sur les voies les plus classiques.
Refuge des Aiguilles d’Arves : point de départ des courses

Situation et accès au refuge
Le refuge des Aiguilles d’Arves se niche au cœur du massif, à proximité immédiate du col des aiguilles d’Arves, ce passage historique traversé pour la première fois en 1864 par Whymper, Moore et Walker. Sa position centrale en fait le camp de base logique pour toute course vers les trois sommets.
On y accède par les vallées de l’Arvan à l’ouest ou de la Valloirette à l’est, selon l’itinéraire choisi. Le sentier d’approche demande entre deux et trois heures de marche depuis les parkings les plus proches, ce qui le place à portée de randonneur entraîné. Le refuge sert aussi de halte sur le tour des Aiguilles d’Arves, l’itinéraire itinérant qui boucle autour du massif.
Services et réservation pour alpinistes
Conçu pour les courses matinales, le refuge propose une organisation simple et efficace. La réservation est fortement recommandée en été, période où l’affluence coïncide avec les meilleures conditions d’ascension.
- Nuitée en dortoir : couchage collectif pour les départs très matinaux
- Demi-pension possible : dîner et petit-déjeuner servis sur place
- Réservation conseillée été : places limitées en haute saison
Depuis le refuge, les alpinistes rejoignent directement les voies d’accès à l’aiguille Méridionale (3 514 m), à l’aiguille Centrale (3 513 m) et à l’aiguille Septentrionale, dite Tête de chat. Ce point de départ évite les longues approches et permet d’attaquer les passages techniques à la fraîche.
Alpinisme et sommets : les trois aiguilles du massif des Arves
| Aiguille | Altitude | Première ascension |
|---|---|---|
| Méridionale | 3 514 m | Coolidge, 1890 |
| Centrale | 3 513 m | Frères Magnin, 1839 |
| Septentrionale (Tête de chat) | 3 358 m à 3 364 m | Becs Sud et Nord, Coolidge |
Les trois aiguilles du massif des Arves forment une crête spectaculaire, reconnaissable entre toutes, à environ 50 km à l’est de Grenoble. Chacune possède une personnalité bien marquée, tant par son altitude que par la difficulté de ses voies.
L’aiguille Centrale, culminant à 3 513 m, a été gravie pour la première fois le 2 septembre 1839 par les frères Magnin, guides de Valloire. C’est le sommet historique du massif.
L’aiguille Méridionale est la plus haute des trois, à 3 514 m. Sa première ascension revient à Coolidge, le 22 juillet 1890, accompagné des guides Almer père et fils. Elle est la seule à cheval sur le bassin versant de l’Oisans.
L’aiguille Septentrionale, surnommée Tête de chat, se distingue par ses deux pointes : le Bec Sud à 3 358 m et le Bec Nord à 3 364 m. Coolidge en a signé les premières ascensions, en 1873 pour le Bec Sud et en 1878 pour le Bec Nord.
La traversée des trois sommets reste un objectif de choix pour les alpinistes aguerris. Réalisée pour la première fois en trois jours en 1902 par Pichl et Hacker, elle exige un bon niveau technique et une solide expérience du terrain alpin.
Toponymie, légendes et histoire des aiguilles d’Arves
Le nom du massif vient de l’arpitan savoyard : on parlait autrefois des Agouelyes d’Arves, une expression qui évoque la pointe fine et acérée de ces trois sommets. Sur la carte de Cassini, le relief apparaît sous un surnom plus imagé encore, les Trois Ouillons, du nom local donné à ces silhouettes dressées vers le ciel de Maurienne.
L’histoire de la conquête commence par les voies les plus accessibles. Dès 1839, les frères Magnin de Valloire ouvrent l’aiguille Centrale, avant que le col des aiguilles d’Arves ne soit franchi. Les becs Sud et Nord de la Tête de chat tombent ensuite sous les prises de Coolidge, puis c’est au tour de l’aiguille Méridionale d’être vaincue par le même alpiniste en 1890. D’autres ascensions marquent les décennies suivantes, sur l’arête nord-est comme sur le versant nord-ouest.
Symbole fort pour les habitants et les randonneurs, la croix sommitale a été installée par la section CAF de Maurienne en 1939. Elle veille aujourd’hui sur un paysage devenu un repère familier pour quiconque parcourt la vallée de l’Arvan ou la route de Saint-Jean-d’Arves.
Géographie du massif des aiguilles d’Arves
Situation et bassins versants du massif
La crête des aiguilles d’Arves se dresse à environ 50 km à l’est de Grenoble, en plein cœur des Alpes françaises. Ce massif cristallin marque la limite entre le département de la Savoie et celui des Hautes-Alpes, formant une frontière naturelle spectaculaire entre plusieurs vallées.
Le massif appartient principalement au bassin versant de la Maurienne. Seule l’aiguille Méridionale, point culminant à 3 514 m, se trouve à cheval sur le bassin de l’Oisans, ce qui lui confère un statut géographique particulier au sein de l’ensemble.
Vallées encadrantes et point culminant
Deux vallées principales structurent l’environnement du massif et offrent des perspectives complémentaires sur les trois sommets.
- Vallée de l’Arvan à l’ouest : versant savoyard, accès depuis Saint-Jean-d’Arves
- Vallée de la Valloirette à l’est : accès depuis Valloire, panoramas sur la face est
- Massif des Arves point culminant : l’aiguille Méridionale à 3 514 m domine l’ensemble
Cette configuration géographique explique la diversité des itinéraires d’approche et la variété des points de vue offerts aux randonneurs comme aux alpinistes. Les trois aiguilles se distinguent nettement depuis les routes de vallée, formant un signal visuel reconnaissable entre tous.
Le tour des aiguilles d’Arves en randonnée itinérante
Le tour des aiguilles d’Arves permet d’embrasser les trois sommets sans jamais s’engager sur un glacier. Ce trek s’adresse à des randonneurs en bonne condition, avec des étapes de 4 à 6 heures de marche et un dénivelé régulier. Le tracé contourne le massif par les vallées de l’Arvan et de la Valloirette, encadrant la crête à environ 50 km à l’est de Grenoble.
Pour prolonger la visite
Le tour du massif se combine bien avec d’autres itinéraires des Alpes. Pour les sorties encadrées sur sentiers balisés et alpages, mieux vaut faire appel à un accompagnateur en moyenne montagne, titulaire du DE AMM. Enfin, les grimpeurs apprécieront le nœud de 8, le nœud d’encordement universel, simple et sûr.
Pour une autre course rocheuse exigeante, l’Aiguille Noire de Peuterey se gravit depuis le refuge Borreli, avec une approche qui attaque à gauche du couloir cheminée. Côté équipement, une corde de 60 m facilite les rappels et limite les désescalades délicates.
Le panorama offre une vue directe sur l’aiguille Méridionale (3 514 m), l’aiguille Centrale (3 513 m) et l’aiguille Septentrionale, surnommée la Tête de chat, qui culmine à 3 364 m. Les plus prudents privilégient un itinéraire en trois jours, avec nuit en refuge pour couper les longues montées.
Depuis la route de Saint-Jean-d’Arves, un simple arrêt suffit déjà à profiter d’un point de vue remarquable sur l’ensemble du massif. C’est l’option idéale pour les visiteurs qui souhaitent admirer les Trois Ouillons sans se lancer dans une itinérance complète.
