Voie normale de la Pointe Puiseux — Topo complet (PD+) depuis Ailefroide
La voie normale de la Pointe Puiseux (PD+) passe par le glacier des Violettes.
- Glacier des Violettes : itinéraire historique, souvent crevassé.
- Alternative par les Rochers Rouges avec passages obligatoires II+.
- Couloir Coolidge : option mixte neige-rocher tout aussi cotée PD+.
- Traversée S-N : montée Coolidge, descente par le glacier des Violettes.
- Descente prudente : rester proche de la crête, main droite aux Rochers Rouges.
Itinéraires et voies d’ascension vers la Pointe Puiseux
| Voie | Cotation | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Voie normale (glacier des Violettes) | PD+ | Itinéraire historique, glacier souvent crevassé |
| Rochers Rouges | PD+, II+ obligatoire | Longue arête rocheuse, III selon tracé |
| Couloir Coolidge | PD+ | Alternative classique, neige et rocher mêlés |
| Traversée S-N (Coolidge + Violettes) | PD+ | Montée par le couloir, descente par le glacier |
Voies d’accès principales et bilan comparatif
La voie normale par le glacier des Violettes constitue l’itinéraire historique, celui qu’emprunta le capitaine Durand lors de la première ascension en 1828, à l’image de l’ascension de la Tête de Lauranoure. Elle reste la plus logique pour qui découvre le massif. L’alternative par les Rochers Rouges grimpe en rocher sur un parcours plus long et plus raide, avec des passages obligatoires cotés II+. Le couloir Coolidge offre une option mixte intéressante, souvent prisée pour sa dimension esthétique, comme la Tête de la Frema en Ubaye. Le massif compte 4 pointes distinctes Pointe Puiseux (3943 m), Pointe Durand (3932 m), Petit Pelvoux (3753 m) et les Trois Dents (3683 m) et la course se concentre sur l’une d’elles, la plus élevée.
Descente et variantes de liaison
Pour la descente, le plus sûr consiste à revenir par le même itinéraire, en restant vigilant sur le tracé exact, surtout dans les Rochers Rouges où la consigne est de rester proche de la crête, main droite. La traversée mythique combine une montée par le couloir Coolidge et une descente par le glacier des Violettes : elle permet de découvrir les deux visages du sommet sans redescendre sur ses pas, mais exige une lecture attentive des conditions du glacier. Le col Est du Pelvoux (3609 m) sert de liaison naturelle entre les différents itinéraires, tandis qu’un col sans difficultés techniques à 3500 m ouvre un passage vers le versant sud.
Conditions, dangers et réglementation à connaître

Cette ascension se déroule intégralement dans le Parc National des Écrins, créé en 1973. Le bivouac est interdit en cœur de parc et le refuge du Pelvoux constitue la seule étape autorisée. Le glacier des Violettes, souvent en mauvais état, impose une lecture attentive des crevasses, même sur l’itinéraire historique.
Pour les amateurs d’architecture de montagne, la forme triangulaire du refuge rappelle le design des chalets en triangle, dont la silhouette caractéristique s’intègre harmonieusement aux paysages alpins.
La traversée du torrent du Clot de l’Homme expose aux chutes de séracs et aux éboulements, surtout en fin de journée, comme un ski belle étoile en conditions hivernales. Lors de la descente des Rochers Rouges, restez proche de la crête sur votre main droite pour éviter les terrains délités. Les conditions évoluent fortement avec la saison ; consultez les derniers retours avant de vous engager.
Description géographique, panorama et logistique du refuge
Un sommet au panorama exceptionnel
La Pointe Puiseux culmine à 3943 mètres, ce qui en fait le point le plus élevé du massif du Pelvoux. Cette montagne complexe, mêlant neige et roc, forme un ensemble massif à part entière, parfaitement identifiable depuis la vallée de la Durance. Elle constitue l’un des plus hauts sommets des Hautes-Alpes et offre un panorama circulaire remarquable sur les grandes Alpes, avec notamment une vue directe sur la Barre des Écrins, comparable à celui de l’Aiguillette des Houches.
Le sommet est en réalité le point culminant d’une arête qui compte quatre pointes distinctes, à l’image des lacs du puy de dome qui forment un ensemble volcanique remarquable: la Pointe Puiseux (3943 m), la Pointe Durand (3932 m), le Petit Pelvoux (3753 m) et les Trois Dents du Pelvoux (3683 m). Ce sommet a longtemps été considéré comme le plus haut de France avant l’annexion de la Savoie, ce qui lui confère un caractère historique marqué.
Accès et montée au refuge
Le départ s’effectue depuis le parking d’Ailefroide, à 1514 mètres d’altitude. Pour y accéder, on emprunte la D944 depuis L’Argentière-La-Bessée en passant par Vallouise, jusqu’au fond de la vallée où se trouve le camping et le départ des sentiers.
Le sentier vers le refuge du Pelvoux n’est pas balisé, mais des panneaux directionnels aux intersections permettent de suivre l’itinéraire. La montée du jour 1 se fait par le sentier du torrent de Celse Nière, puis par une série de lacets raides qui mènent directement au refuge. Comptez entre 2h15 et 3h30 de montée pour rejoindre cette étape obligée, à 3500 mètres d’altitude.
- Parking Ailefroide : 1514 m, point de départ
- D944 via Vallouise : c’est la voie d’accès
- Sentier non balisé : panneaux aux intersections
- Montée 2h15 à 3h30 : allure raisonnable
- Refuge du Pelvoux : étape obligée avant le sommet
Difficultés, cotations et équipement : répartition des efforts sur 2 jours
| Section | Cotation | Distance |
|---|---|---|
| Jour 1 refuge Pelvoux | Sentier | 7,80 km |
| Jour 2 Rochers Rouges | II+ | 13,60 km |
| Traversée complète A/R | PD+ | 21,50 km |
Détail des difficultés par section
La course s’étale sur 2 jours avec un dénivelé total de 2431 m entre l’altitude minimale de 1512 m au parking et le sommet à 3943 m. Le premier jour, la montée au refuge du Pelvoux depuis l’Ailefroide demande 2h15 à 3h30 de marche sur sentier non balisé.
Au-dessus du refuge, les gradins se négocient en cotation II avec passages délicats sur la barre rocheuse sous la Bosse Sialouze cotée II+/III-. La traversée des Rochers Rouges représente le cœur technique de l’ascension : comptez 2h à 3h sur ce terrain où la cotation II+ est obligatoire, pouvant atteindre III selon l’itinéraire choisi. La section finale après les Rochers Rouges se fait en 30 min jusqu’au sommet.
Matériel et équipement indispensables
- Carte IGN : 3436ET Meije-Pelvoux
- Piolet et crampons : obligatoires pour le glacier
- Corde et équipement glaciaire : pour l’encordement
- Casque : indispensable pour les Rochers Rouges
- Chaussures d’alpinisme : adaptées au terrain mixte
Le glacier des Violettes étant souvent en mauvais état, la vigilance sur le tracé exact reste primordiale. La descente s’effectue par le même itinéraire, en restant proche de la crête main droite dans les Rochers Rouges. Le choix du matériel doit intégrer la traversée du torrent du Clot de l’Homme, zone exposée aux chutes de séracs et éboulements.
Historique et première ascension de la Pointe Puiseux
Le 30 juillet 1828, le capitaine Adrien Durand réussit la première ascension du Pelvoux, accompagné des chasseurs de chamois Alexis Liotard et Jacques-Étienne Mathéoud. L’objectif initial était purement cartographique, mais l’équipe atteignit probablement la Pointe Puiseux (3943 m), bien que Durand ne mentionna pas précisément ce sommet dans son rapport.
Ce n’est qu’en 1870 que la Pointe Puiseux fut identifiée comme le point culminant du massif, détrônant la Pointe Durand (3932 m). Cette ascension historique marqua durablement l’alpinisme français, faisant de ce sommet le plus haut culminant des Alpes françaises pendant plusieurs décennies, avant d’être dépassé par la Barre des Écrins.
Le nom « Pelvoux » provient de l’occitan « pelve », signifiant haute montagne. Le site est intégré au Parc National des Écrins depuis sa création en 1973, préservant ainsi ce patrimoine naturel et historique exceptionnel.
Ce type d’accident rappelle que la montagne reste un milieu exigeant, comme en témoignent les guides de Chamonix disparus lors d’un éboulement dans le massif du Mont-Blanc.
